Roll’athlon 100 2014

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Le 1er juin 2014 j’ai participé à la 3ème édition du Roll’athlon 100, étape de la coupe de France de roller marathon.

IMG_20140531_191155Le départ de la course étant à 7h30 du matin, nous sommes arrivés la veille en covoiturage avec les autres niçois, et nous avons passé la nuit à la Maison Familiale Rurale Pays Seyssel où nous avons pu nous reposer correctement avant la course. Réveil à 5h avec un petit déjeuner léger histoire de ne pas être trop gêné par la digestion.

Une fois prêts, nous sommes partis du village de la course jusqu’au départ à 3-4 km plus au Sud à Motz pour un petit échauffement, histoire de se mettre en jambe avant la course. Mon esprit concentré sur la course, avec un petit stress, et un objectif : réussir à faire un temps avoisinant les 4h00, je sais que c’est réalisable avec l’entraînement que j’ai fait cet hiver. Mais sur une si grande distance, tout peut arriver…

10363884_10152473896384785_8001352013274469011_nJe sais que je peux tenir la distance car je l’ai déjà fait, mais cette fois c’est une course, il faut être performant. Les coureurs finissent leur échauffement et commencent à se placer sur la ligne de départ. Je repère mon ami David avec lequel je m’entraîne de temps en temps à Nice et qui a un niveau comparable au mien. C’est ma première course, je suis encore assez peu expérimenté niveau stratégie de course, alors je me dis que je vais le suivre au début et ensuite on verra.

10382820_10152472186784785_8102140180186865526_nLe bang retenti, le départ est lancé ! Ça commence par une belle montée, ce qui me permet de remonter les coureurs qui sont partis devant et de rattraper un peloton correct pour mon niveau. On enchaîne avec la descente où nous atteignons les 61 km/h, chaque coureur à quelques centimètres seulement de son précédent. Le peloton à un très bon rythme, mais assez vite un autre peloton arrive de derrière et nous double, comme je me sentais à l’aise dans le miens, je sors de mon peloton et je lance une vive accélération et je l’intègre, je me dis que dans une course c’est pas bon d’être trop serein. Je roule maintenant à un rythme plus soutenu. Le paysage vallonné défile sous les patins et j’arrive à tenir dans ce nouveau groupe, mais c’est plus éprouvant.

Après quelques relais, je vois se profiler un peloton en face qui me semble rattrapable, alors dès que ça vient à mon tour de prendre le relais du peloton j’en profite pour lancer une attaque pour coller le précédent. Je fais signe à mes camarades que je veux le rattraper mais comme je suis parti un poil fort et que par fair-play je veux les aider à rejoindre le groupe d’en face, je décélère pour qu’ils me rattrapent et qu’on aille tous ensemble à la rencontre de ceux de devant. La manœuvre est réussie ! Je peux maintenant baisser le rythme et récupérer un peu de mon accélération en profitant de l’aspiration.

Un peu plus tard je vois de nouveau qu’on est en train de progressivement rattraper le peloton précédent, et je décide qu’il est temps d’écrémer un peu le peloton où certains ne participent pas aux relais, je lance donc une attaque, les coureurs qui participaient arrivent à me suivre et nous nous retrouvons avec le groupe de devant. Ça file à un rythme soutenu, la plante de mon pied droit commence à se faire douloureuse, et on a parcouru que la moitié de la distance totale, la douleur va-t-elle m’empêcher de soutenir le rythme ? Je laisse la douleur de côté et je continue à pousser aussi fort en me concentrant bien sur ma technique de patinage.

Une nouvelle descente se profile, le peloton atteint les 55 km/h puis après le kilomètre 71 nous arrivons à 35 km/h dans un virage à gauche très serré, je négocie ma trajectoire mais je perds l’adhérence, je glisse et je chute. Je me retrouve propulsé sur le rebord de la route et finis dans l’herbe. Je consulte ma montre GPS, j’avais réussi à tenir une moyenne de 29,5 km/h jusque là.  Je suis dépité, que va-t-il se passer ? Vais-je pouvoir finir la course ? Je me relève vite, je constate rapidement les dégâts : douleur à la jambe, la main droite qui saigne, et le reste c’est du matériel, j’accélère le plus fort pour rattraper mon peloton qui file au loin devant moi mais je ne parviens pas à le rattraper à cause de la douleur. Je ne parviens plus à tenir un rythme aussi soutenu, je retire l’herbe et les brindilles coincées dans mes vêtements, amer je me dis que je vais finir difficilement la course, il reste encore 32 km…

Finalement, je décide que je dois quand-même tout donner, ce n’est pas le moment de se relâcher ! J’accélère tant que je peux avec la douleur, je me rends compte qu’une jeune femme de mon ancien peloton est tombée elle aussi au même endroit et fais équipe avec elle et nous reformons un peloton. Mais nous ne sommes que 3 à assurer les relais dont 2 blessés, les autres se contentant de profiter de notre aspiration sans participer. Le rythme est en baisse, mais nous ne nous décourageons pas et nous continuons à pousser fort sur les cuisses !

Nous arrivons sur 10 km de faux plat montant, puis on arrive en bas de la grande côte finale, 7 km de montée après plus de 90 km de course. Le peloton commence à se morceler, les moins forts lâchent prise, et nous finissons par arriver au sommet, nous ne sommes plus que 3 (moi, Marion et Jean-François), finalement seuls ceux qui ont participé activement ont réussi à suivre.

Nous poussons tous un grand cri de bonheur à l’arrivée de la descente finale, quel soulagement ! On pousse au début, puis on se met en position aérodynamique et on se laisse rouler en roue libre pour récupérer un peu, j’atteins 57 km/h. Arrivé en bas, petit freinage, rond point à gauche, puis j’arrive sur le pont qui précède la ligne d’arrivée, je suis heureux ! Je pousse tout ce que je peux, mais je n’ai plus d’énergie ayant tout donné, mes cuisses et mon pied droit brûlent, pas de sprint final donc, je franchis la ligne d’arrivée à 33 km/h.

Je consulte ma montre : 3h41 ! Je n’y crois pas, je me dis que j’ai dû me tromper. J’enlève vite mes rollers pour soulager mes pieds endoloris, je bois la fin de mon ravitaillement et je scrute l’arrivée de mes amis pour les féliciter de leur course, car quel que soit le temps qu’on met, 103 km à roller ça reste un beau défi !

En regardant l’affichage officiel des temps sur le tableau, je vois que j’ai parcouru les 103 km en 03:41:04 ! Soit une moyenne de 28 km/h, c’est mieux que l’objectif que je m’étais fixé ! Je saute de joie ! Après consultation de la trace de mon parcours, j’ai passé le km 42,200 après 1h26 de course. Je suis super content et je me dis que j’ai hâte de participer à ma prochaine course qui sera un marathon !

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